Leasing : comment restituer sa voiture en LOA ou LLD ? Nos conseils

D’une manière générale, un contrat de leasing s’achève par la restitution de la voiture louée au bailleur, sauf dans le cas d’une LOA où le locataire aurait décidé de lever l’option d’achat. La restitution d’un véhicule s’avère cependant être une étape délicate dans la mesure où cela engendre une facturation qui n’est pas toujours comprise des locataires. À quoi correspondent ces frais ? Comment les éviter ? Voici tout ce que vous devez savoir pour éviter les mauvaises surprises au moment de la restitution de votre véhicule.

Anticiper la restitution de son véhicule loué en LOA ou en LLD

La restitution de la voiture louée est souvent une étape obligée à la fin du contrat de leasing et il peut s’agir d’une véritable épreuve pour les locataires. Le seul moyen d’éviter les mauvaises surprises au moment de cette restitution est d’anticiper, et pour cela, il est nécessaire de rester attentif au moment de la livraison du véhicule. Au moment où vous prenez possession de la voiture, votre bailleur doit évoquer de manière transparente les modalités de restitution du bien. Il est important dans ce cas que vous reteniez la définition retenue par le loueur de la vétusté d’une voiture. Certaines compagnies de leasing définissent une grille indiquant ce qu’elles conçoivent comme l’usure normale après quelques années d’utilisation du bien. Il faut donc en prendre conscience dès le début de votre contrat si vous souhaitez que la restitution de l’auto se passe bien. D’une manière générale, les loueurs se montreront conciliants à propos des microrayures sur la carrosserie, cependant, lorsque certains éléments sont endommagés ou manquants, vous serez tenus de les remettre à neuf. D’ailleurs, il est également judicieux de se renseigner sur le coût de remplacement des pièces. Dans le cas où vous avez signé un leasing d’occasion, il est important de jeter un œil à l’annexe de votre contrat afin d’avoir un état des lieux précis du véhicule. Cela vous évitera de prendre en charge la réparation des dommages antérieurs à votre location.

Faire un usage responsable de la voiture louée

Vous l’aurez compris, la restitution de votre véhicule engendrera des dépenses si vous ne respectez pas vos engagements. En effet, lorsque vous signez un contrat de leasing, que ce soit en LOA ou en LLD, vous vous engagez à respecter les modalités de location et à préserver le bien dans un état d’usure normale, comme il est défini par le loueur. Si vous souhaitez rester prudent, il est toujours utile de souscrire une assurance auto offrant des garanties plus couvrantes qu’une responsabilité civile. Assurez également les dommages qui seront susceptibles d’endommager le véhicule afin que vous puissiez les faire réparer sans que cela pèse trop lourd dans votre budget. D’autre part, il est préconisé de faire attention aux dépassements de kilométrage. Comme vous le savez, un contrat de leasing définit des kilométrages précis qu’il faut respecter. En cas d’excédents, même de 5 %, la facture risque d’être onéreuse. Par chance, les compagnies de leasing acceptent généralement de réajuster le forfait kilométrique en cours de contrat afin de couvrir ces excédents. Si vous sentez que votre forfait est insuffisant pour vos besoins en déplacement, n’hésitez pas à demander un avenant au bailleur.

Restitution d’un véhicule en leasing : les étapes

La restitution d’un bien en leasing commence par l’établissement d’un procès-verbal. Une fiche de restitution vous sera livrée dans la pochette du conducteur en même temps que le véhicule. Vous allez remplir cette fiche de manière à évaluer vous-même les remises en état à prévoir. À noter que certains loueurs sont en mesure de vous rencontrer quelques mois avant la fin du contrat dans le but de réaliser un diagnostic plus précis de l’état de la voiture. Cela vous permettra d’effectuer les réparations par vous-même pour éviter les surcoûts au moment de la restitution.
L’étape suivante concerne l’examen du véhicule. À la date où vous êtes censé retourner le bien, vous délivrez la carte grise de la voiture, le carnet d’entretien rempli et les clefs. La restitution du bien s’accompagne alors d’un examen mécanique et esthétique par le concessionnaire en présence du conducteur. Le concessionnaire remplira une fiche de restitution qui sera signée par le locataire. Cette fiche sera ensuite envoyée au loueur, ce qui lui permettra d’effectuer une contre-expertise afin de vérifier la conformité du procès-verbal. Une facture de remise en état est adressée au locataire, dont la somme est plus ou moins importante selon les cas. Il est nécessaire de valider cette facture pour clore le contrat de leasing. Si vous ne le faites pas, les loyers continueront à courir.

Ce qu’il faut vérifier avant de rendre un véhicule loué en leasing

Si vous souhaitez réduire au minimum la facture de remise en état de votre voiture, il est important de vérifier quelques éléments considérés comme importants. Concernant la carrosserie, faites très attention aux rayures profondes, aux éraflures ou les griffes superficielles. Il en est de même pour les chocs, les pièces cassées, les bosses de plus de 20 mm ou encore les autocollants publicitaires. Cela concerne à la fois la carrosserie proprement dite, les pare-chocs et les rétroviseurs extérieurs. Ensuite, il convient aussi de prêter attention au pneumatique. Il ne faut pas que les pneus présentent des déchirures ou des entailles. Les éléments fournis à l’origine comme les enjoliveurs ou les jantes ne doivent pas manquer ni être endommagés. De même pour la roue de secours et le dispositif anti-crevaison. Veillez à ce que les surfaces vitrées, que ce soit le pare-brise ou les feux ne présente ni impact, ni fissure, ni casse. Quant à l’habitacle, il ne devrait pas y avoir de déchirures, de tâches ; ou de brulures sur les matériaux. Si l’habitacle est sale et mal odorant, il vaut mieux passer par un nettoyage avant la restitution. Enfin, assurez-vous que les documents concernant le véhicule soient au complet.

Par ailleurs, il est à noter que les loueurs sont plus tolérants lorsqu’il s’agit d’un véhicule utilitaire. En raison de leur nature, ces véhicules font souvent l’objet de critères moins sévères de la part des compagnies de leasing.