Négocier 5 à 10 véhicules en LLD : quels avantages ?

La LLD ou Location Longue Durée est une formule de leasing qui s’impose aujourd’hui largement au sein des entreprises comme étant le meilleur moyen de financer une flotte automobile. Elle est nettement moins présente auprès des particuliers qui préfèrent opter pour la Location avec Option d’Achat. Pour les professionnels, la LLD présente toutes les caractéristiques adaptées à leurs activités. Elle permet notamment de changer de véhicules régulièrement et de bénéficier de tous les avantages d’un véhicule neuf sans avoir à l’acheter ni à se soucier de sa revente. Professionnel, vous souhaitez négocier 5 à 10 véhicules en LLD ? Découvrez tous les avantages de cette formule de leasing.

La LLD : qu’est-ce que c’est ?

La LLD signifie Location Longue Durée. Si aujourd’hui le leasing existe pour plusieurs biens d’équipement, ce type de financement est surtout associé à l’acquisition d’une voiture. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un mode de location de véhicule. Au lieu d’acheter le bien, le client va le louer pour une période allant de 12 à 72 mois avec un kilométrage défini tous les ans. En raison de ses caractéristiques, la LLD s’avère plus intéressante pour les professionnels et les entreprises contrairement à la location avec option d’achat. C’est pour cette raison que la majorité des flottes automobiles en France sont financées par cette formule. Pendant toute la durée du contrat, l’entreprise paie des mensualités au loueur. C’est ce dernier qui demeure le vrai propriétaire du bien loué. Il met à disposition de son client le véhicule en échange d’un loyer mensuel déterminé à partir de plusieurs éléments comme le prix d’achat du bien, la durée du contrat, le forfait kilométrique ou les services annexes inclus. En effet, lors de la souscription de la LLD, le client est en mesure de prendre des options supplémentaires telles que l’assurance auto, la maintenance, le forfait pneumatique ou la carte carburant. Le bailleur va alors assembler ces services et optimiser le prix d’achat de la voiture ainsi que les coûts liés à son exploitation. À la différence de la LOA, la LLD ne comporte pas d’option d’achat. Dès la signature de son contrat, le client est donc conscient qu’il ne peut pas devenir propriétaire du bien objet de la location.

Négocier une LLD avec 5 à 10 véhicules

En tant que professionnel, louer 5 à 10 véhicules via une LLD est susceptible d’offrir des avantages non négligeables. En sollicitant les bons organismes, il est possible de bénéficier de remises qui se répercuteront sur le coût total du financement. Pour mettre en place ce type de financement, la négociation est de mise. Pour ce faire, le professionnel doit commencer par s’adresser à des constructeurs en lançant un appel d’offres. Le but étant de sélectionner les constructeurs en fonction des modèles de véhicules adaptés à l’activité de l’entreprise. En faisant un appel d’offres, vous faites par la même occasion jouer la concurrence, ce qui vous permettra d’avoir des remises plus intéressantes. La deuxième étape de la négociation consiste à mettre en concurrence les organismes bailleurs. Une fois que vous avez sélectionné les modèles qui composeront votre flotte, vous lancerez des demandes de devis auprès des différents loueurs. Il s’agit ici de cibler les structures les plus susceptibles de vous donner les meilleures propositions en fonction du poids de votre flotte. Lors de votre appel d’offres, il faudra mentionner les modèles choisis et les remises obtenues. À partir des résultats obtenus, vous serez en mesure de faire de nombreuses simulations pour vous projeter sur les années à venir et choisir le meilleur contrat.

Louer 5 à 10 véhicules en LLD : les avantages

La LLD offre de nombreux avantages et représente clairement une option à envisager pour financer une flotte d’entreprise de 5 à 10 véhicules. Le principal intérêt du leasing est avant tout de ne pas s’endetter puisque les véhicules sont loués et non achetés. Ainsi, au lieu de prendre un crédit bancaire ou de piocher dans sa trésorerie pour effectuer l’achat, l’entreprise s’acquitte tout simplement de loyers mensuels. Elle conserve alors intacte sa capacité d’emprunt pour financer d’autres investissements. Le fait de ne pas devenir propriétaire du véhicule n’apparait pas comme un inconvénient pour l’entreprise dans la mesure où les contraintes liées à la propriété des biens sont transférées au loueur qui supportera la dépréciation de leur valeur et aussi leur revente. En revanche, la location via une LLD permet au professionnel d’optimiser son budget.

Comme il a été dit plus tôt, les contrats de LLD incluent de nombreux frais liés à l’utilisation les voitures louées comme l’entretien, l’assurance ou la maintenance. De ce fait, non seulement ces frais sont optimisés, mais l’entreprise bénéficie aussi d’une visibilité sur son budget automobile pour toute la durée de la période de location en évitant les coûts imprévus. En optant pour une location en LLD, le professionnel a l’assurance de profiter de véhicules neufs et gérés de manière professionnelle par le bailleur, ce qui garantit des voitures en excellent état. Et comme à la fin du contrat, les biens sont restitués, c’est l’occasion pour l’entreprise de renouveler sa flotte avec des modèles plus récents. Pour une entreprise, la maitrise des coûts est indispensable, ce qu’elles pourront faire avec un loyer de leasing moins cher qu’une mensualité de crédit. Mais d’autre part, la location ouvre également droit à des avantages fiscaux non négligeables. Dans le cadre de la LLD, les loyers sont considérés comme des charges d’exploitation. Ils sont alors déductibles du résultat imposable de l’entreprise, ce qui fait mécaniquement baisser l’impôt sur les sociétés. Et si dans le lot, il existe des véhicules utilitaires, la TVA sur les loyers versés pour ces modèles est récupérable à 100 %.

Des pénalités éventuelles

Si la LLD permet à l’entreprise de limiter les lignes de dépenses et d’anticiper les frais d’exploitation de la flotte, il faut toutefois rester attentif aux éventuelles pénalités qui seront susceptibles d’être appliquées. Cela concerne notamment le dépassement de kilométrage et le mauvais état du bien à sa restitution. Si la plupart des bailleurs permettent à leurs clients d’ajuster le forfait kilométrique en fonction de leurs besoins, ils se montreront intransigeants en ce qui concerne le dépassement de kilométrage. Cela se traduira par le paiement d’indemnités lourdes. De même, si le bailleur constate au moment de la restitution des véhicules qu’ils ne sont pas dans un état d’usure normal des frais de remise en état conséquents sont susceptibles d’être facturés à l’entreprise.